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La reconnaissance de la parole en classe :
Ce que les enseignants doivent savoir

Une utilisation efficace d’un logiciel de reconnaissance de la parole permet aux élèves de concentrer leurs efforts sur l’expression d’idées et de connaissances plutôt que sur l’écriture. Les élèves ont besoin d’instructions explicites et d’expériences pratiques en écriture. Mais le recours à certaines technologies de soutien peut les aider à réduire les obstacles liés à l’écriture pendant qu’ils améliorent leurs habiletés. Afin d’optimiser la réussite des élèves, les technologies doivent être adaptées et combinées à un enseignement efficace visant notamment à enseigner des stratégies explicites de planification pour divers types de rédaction.

Au cours des dernières années, la reconnaissance de la parole s’est améliorée; elle est de plus en plus exacte et facile à utiliser. Elle offre une solution viable au clavier et fournit aux élèves une autre façon de démontrer leur compréhension à l’aide d’un texte écrit.

Les avantages de cette technologie pour l’apprentissage des élèves

La reconnaissance de la parole peut :

  • permettre aux élèves de concentrer leurs efforts sur l’expression et l’organisation d’idées et de connaissances plutôt que sur l’écriture;
  • permettre aux élèves de générer un produit écrit qui reflète mieux leurs habiletés d’expression orale;
  • permettre aux élèves de générer des textes plus longs et plus lisibles;
  • permettre aux élèves d’alterner entre l’écriture au clavier et la dictée, selon leurs besoins;
  • aider les élèves à travailler de manière indépendante au niveau scolaire attendu et ainsi leur permettre de mieux participer au processus d’écriture (planification, composition, révision et correction du travail écrit);
  • améliorer les produits d’écriture dans toutes les matières;
  • améliorer l’endurance et réduire la fatigue liée à l’écriture en éliminant la nécessité de rédiger sur papier ou au clavier, et en réduisant les exigences mémorielles liées à l’orthographe;
  • diminuer l’anxiété associée à la mécanique de l’écriture, à l’organisation et à la correction de la rédaction, et augmenter la motivation de l’apprenant;
  • favoriser l’autonomie des élèves pour les projets d’écriture;
  • permettre aux apprenants de langue seconde d’exercer leur prononciation dans un environnement convivial et sans stress.

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Les activités d’apprentissage pouvant être utilisées avec cette technologie

La reconnaissance de la parole peut favoriser n’importe quelle tâche qui demande que l’élève communique sa pensée par écrit, notamment :

  • les activités de planification et de préécriture;
  • la composition de travaux écrits (p. ex., les dissertations, les projets de recherche, les textes d’opinion);
  • la révision et la correction grâce à l’utilisation de la rétroaction auditive pour réviser le texte écrit;
  • la rédaction collaborative grâce à Google docs, aux courriels et aux médias sociaux;
  • la prise de notes de cours.

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Les contextes d’apprentissage

La reconnaissance de la parole peut être utilisée :

  • dans un environnement d’écriture numérique qui permet aux élèves de générer un texte en utilisant un clavier;
  • avec la plupart des logiciels de traitement de texte ou tout logiciel qui utilise un curseur (p. ex., courriel, organisateurs visuels numériques, Twitter);
  • de façon individuelle afin de soutenir la rédaction autonome;
  • dans les centres d’apprentissage;
  • pour écrire à la maison;
  • avec un logiciel de prédiction de mots.

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Les élèves qui bénéficieraient le plus de cette technologie

La reconnaissance de la parole peut aider les élèves :

  • qui ont du mal à comprendre la relation entre les lettres, les mots et les sons;
  • qui sont incapables de démontrer leurs habiletés en rédaction en raison de leur incapacité à traduire leurs idées en texte au moyen d’un crayon, d’un clavier ou de la prédiction de mots;
  • qui ont des difficultés modérées ou graves avec l’orthographe;
  • qui ont des habiletés de motricité fine faibles ou limitées, y compris les élèves ayant des incapacités physiques;
  • qui souffrent de microtraumatismes répétés limitant leur utilisation des outils de rédaction traditionnels;
  • qui ont déjà utilisé des enregistreurs vocaux ou d’autres modes de transcription parole-texte pour faire des travaux écrits;
  • qui apprennent une deuxième langue;
  • qui, dans le passé, ont eu recours à des scribes;
  • qui ont une préférence pour cette méthode de rédaction.

Les élèves qui ont une incapacité visuelle peuvent également bénéficier de la reconnaissance de la parole.

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Les facteurs à prendre en considération

Voici certains des facteurs à prendre en considération lorsqu’on utilise la reconnaissance de la parole :

  • Afin d’optimiser la réussite des élèves, la reconnaissance de la parole doit être adaptée et combinée à un enseignement efficace qui soutient le processus de rédaction.
  • Les élèves doivent apprendre à utiliser le logiciel de reconnaissance de la parole. Ils doivent s’exercer à lire des textes à l’écran ou à écouter des « morceaux de texte » et à répéter des mots ou des phrases à l’ordinateur.
  • Certains élèves pourront trouver le processus de dictée frustrant, car certaines exigences cognitives reposent sur la capacité de l’élève à s’autosurveiller, à s’autocorriger et à mémoriser les commandes de dictée nécessaires pour faire une utilisation efficace du logiciel.
  • Bien que la reconnaissance de la parole permette aux élèves d’exprimer librement leurs pensées et leurs idées sans les contraintes de l’orthographe et de l’écriture manuscrite, elle les force quand même à planifier, organiser et structurer leurs pensées en propositions et en phrases cohérentes. Les élèves doivent être capables de s’éloigner du caractère informel du discours conversationnel (p. ex., éviter de dire « euh », de faire des pauses, de produire des phrases incomplètes) afin de dicter des phrases correctes sur le plan grammatical.
  • Certains troubles du langage peuvent compliquer l’utilisation de la reconnaissance de la parole, notamment : 
    • les graves difficultés d’articulation;
    • les troubles de fluidité verbale (le bégaiement ou la mauvaise prononciation);
    • les difficultés d’expression langagière, par exemple la difficulté à trouver ou à utiliser les bons mots.

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Les avantages d’offrir cette technologie à tous les élèves

La mise à disposition de la reconnaissance de la parole à tous les élèves :

  • permet aux élèves de faire l’essai de la reconnaissance de la parole et de déterminer si cette méthode leur convient;
  • permet d’offrir un outil aux élèves qui n’ont pas forcément d’incapacité reconnue, mais qui pourraient bénéficier d’un soutien supplémentaire;
  • évite la stigmatisation des élèves qui pourraient autrement refuser d’utiliser de tels outils, particulièrement au secondaire.

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Les options de personnalisation pour répondre aux besoins de chaque élève

Les options de personnalisation varient d’un logiciel à l’autre, mais comprennent généralement les suivantes :

  • du soutien permettant aux élèves ayant des difficultés en lecture d’apprendre à utiliser le logiciel (p. ex., le logiciel suggère des phrases audios que l’élève doit répéter, ou encore il permet à un adulte de lire le texte à l’élève, qui le dicte ensuite au logiciel aux fins d’entrainement);
  • des exercices supplémentaires pour permettre aux élèves d’améliorer la qualité de leur dictée;
  • le choix de plusieurs langues;
  • la relecture et l’écoute postrédaction pour réviser et repérer des erreurs de dictée au moyen de la synthèse vocale;
  • des écouteurs sans fil pour augmenter la mobilité.

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Le choix du bon outil

Pour choisir la technologie appropriée, il faut recueillir des renseignements au sujet de vos élèves, déterminer leurs besoins et les technologies potentielles, et faire des recherches sur l’efficacité des différents outils informatiques auprès de différents élèves.

Il existe des versions gratuites de logiciels de reconnaissance de la parole téléchargeables à partir d’Internet qui pourraient aider les élèves, mais elles peuvent limiter la quantité de données qu’un élève peut transcrire (p. ex., enregistrement sonore de 30 secondes au maximum) ou imposer un environnement d’utilisation précis (p. ex., le logiciel peut être fonctionnel à partir du Web uniquement). Ces limites peuvent rendre l’utilisation de ces programmes incompatible avec d’autres logiciels ou dans des environnements de rédaction multiples. Si on ne peut pas créer un profil d’utilisateur, comme c’est souvent le cas avec les versions gratuites, il est impossible « d’entrainer » le logiciel à la voix et aux choix habituels de mots de l’élève. Cette fonctionnalité augmente l’exactitude du produit écrit.

Une simple fonction de reconnaissance de la parole est présente dans les systèmes d’exploitation de Windows et de Mac, ce qui permet à tout utilisateur d’en faire l’essai. Ces outils intégrés ne sont généralement pas assez développés pour offrir toute la gamme de fonctionnalités que certains élèves pourraient nécessiter, comme la possibilité de réentendre le texte dicté, le niveau de précision ou les fonctions d’entrainement relatives au vocabulaire spécialisé. Pour ces élèves, un logiciel de reconnaissance de la parole personnalisable pourrait représenter une meilleure option.

S’il est déterminé que la reconnaissance de la parole est nécessaire à la réussite d’un élève, il est important que le logiciel permette la création et la sauvegarde du profil personnel de l’élève et comporte toute autre fonctionnalité nécessaire à sa réussite.

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Les conditions nécessaires au succès

Voici certaines des conditions nécessaires au succès :

  • Pour obtenir les niveaux les plus élevés d’exactitude, l’utilisation de micro-écouteurs USB à réduction de bruit est essentielle. Des recommandations concernant les micro-écouteurs se trouvent souvent dans le site Web du fournisseur.
  • L’entrainement de la voix doit se faire dans l’environnement où l’élève utilisera la reconnaissance de la parole. Par exemple, si l’élève prévoit utiliser la reconnaissance de la parole en classe, il doit faire configurer son profil dans la classe afin que le programme puisse reconnaitre les niveaux de bruit typiques dans ce milieu d’apprentissage. Veuillez noter que les bruits de fond dans la classe peuvent avoir un effet sur l’exactitude de la transcription (p. ex., un photocopieur, une imprimante ou une bouche d’aération bruyante).
  • La dictée peut fatiguer certains élèves; ils devraient toujours avoir de l’eau à leur poste de travail.
  • Veillez à ce que les ordinateurs soient capables d’exploiter le logiciel de reconnaissance de la parole. Les exigences relatives au système d’exploitation se trouvent dans le site Web du logiciel.
  • Il faut avoir une connexion WiFi pour utiliser la reconnaissance de la parole sur certains appareils mobiles et sur certains systèmes d’exploitation.

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La planification de l’enseignement

Voici quelques conseils relatifs à la planification de l’enseignement :

  • adapter l’utilisation de cette technologie aux méthodes pédagogiques déjà utilisées pour enseigner l’écriture, notamment les stratégies de planification des différents types de rédaction.
  • veiller à ce que les élèves aient accès à la reconnaissance de la parole dans tous les environnements où ils auront à réaliser un travail écrit, y compris à la maison.
  • donner des tâches écrites en format numérique aux élèves afin qu’ils puissent dicter leurs réponses à même le document en utilisant le logiciel de reconnaissance de la parole.
  • mettre à la disposition des élèves des aide-mémoires qui détaillent la liste des commandes vocales possibles aux fins de consultation rapide.

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La présentation aux élèves

Avec la majorité des logiciels, l’élève devra créer son profil d’utilisateur avant la première utilisation. La plupart du temps, ce processus comprendra des exercices d’entrainement initiaux. Ce processus, qui dure généralement entre 5 et 15 minutes, peut être effectué individuellement ou en petit groupe. Le profil de l’apprenant permet au logiciel d’apprendre à « connaitre » l’utilisateur et augmente le taux d’exactitude de la transcription.

Certains logiciels ne fonctionnent que si l’élève lit préalablement un texte aux fins d’entrainement. Si l’élève lit le texte d’une voix saccadée ou avec un débit irrégulier, il risque de ne pas prononcer les mots correctement, ce qui peut avoir un effet sur la qualité de son profil vocal. D’autres logiciels demandent plutôt à l’utilisateur d’écouter de petits morceaux de texte et de les répéter. Cette activité aide les élèves qui ont de la difficulté à décoder les textes et à lire de manière fluide.

Par ailleurs, si un enfant n’arrive pas à lire un texte avec fluidité, un adulte pourrait lui « chuchoter » à l’oreille le texte à dicter à voix haute au logiciel. Cette option d’entrainement est utile pour les élèves qui butent sur les mots ou hésitent au milieu des mots. Ce sont des difficultés qui peuvent nuire à la création du profil d’utilisateur.

Certains logiciels de reconnaissance de la parole peuvent être utilisés tels quels, sans entrainement. Dans ce cas, le logiciel apprend à connaitre l’utilisateur au fur et à mesure que celui-ci dicte le texte. Cette forme d’entrainement du logiciel s’effectue plus vite si l’élève articule bien et prend le temps d’apporter les corrections nécessaires. Cette méthode ne s’applique pas aux comptes à utilisateurs multiples ou aux applications gratuites en ligne.

Des modules d’entrainement sont souvent compris dans le logiciel afin de présenter les commandes vocales, les techniques de dictée et la correction à l’aide du logiciel.

Séquence de l’entrainement

  1. Apprendre les commandes
    Présentez brièvement aux élèves le logiciel de reconnaissance de la parole. Enseignez-leur les commandes de base qu’ils doivent connaitre pour pouvoir utiliser le logiciel. Fournissez-leur des captures d’écran ou des modèles visuels qu’ils pourront consulter au besoin.

  2. Différencier la commande vocale de la dictée
    Les élèves doivent comprendre la différence entre formuler une commande et dicter un texte. Montrez-leur la procédure à suivre pour exécuter une commande. Ils doivent faire une pause, dire la commande d’un trait, faire une pause et attendre que le logiciel exécute la commande. Cette action permet au logiciel de différencier la commande vocale de la dictée (p. ex., la différence entre la commande « effacer » et la phrase « L’enseignante lui a dit de tout effacer. »).

  3. Utiliser une voix forte et ferme
    Encouragez les élèves à parler au logiciel d’une voix forte et ferme, sans hésitation. Pour bien dicter, les élèves doivent apprendre à faire des phrases complètes et à éviter les expressions ou les tournures qui s’utilisent surtout dans la langue parlée (comme « euh » ou « hein »).

  4. S’exercer à l’utilisation des commandes vocales
    Donnez aux élèves le temps de s’exercer à utiliser les commandes vocales telles que « activer » et « désactiver ».

  5. Développer la technique de dictée
    Il est important d’enseigner la bonne technique de dictée dès la première utilisation du logiciel par l’élève. Pour les premières séances d’entrainement du logiciel, l’enseignant peut démontrer la bonne technique de dictée et demander à l’élève de l’imiter. Pendant les premières séances, insistez sur le fait qu’il faut dicter ses idées d’une voix naturelle et assurée et essayez d’instaurer une routine de dictée. Par exemple, l’élève doit :

    • rassembler ses idées;
    • parler de manière naturelle;
    • réécouter sa dictée à l’aide de la synthèse texte-parole;
    • apporter les corrections ou les changements nécessaires.
  6. Créer avec les élèves un schéma visuel auquel se référer.

Pratique guidée

Présentez la reconnaissance de la parole à l’aide d’une tâche motivante (p. ex., rédiger un texte court sur un sujet intéressant) et donnez aux élèves le temps de se familiariser avec l’outil et de l’utiliser avec confiance avant de passer à des tâches plus complexes.

Par exemple, utilisez des images intéressantes que l’élève peut choisir comme point de départ pour rédiger un texte. Placez l’image choisie dans un document où l’élève peut la regarder et la décrire ou raconter une histoire à son sujet.

Observez l’élève pendant qu’il utilise la reconnaissance de la parole. Est-ce qu’il a appris les commandes de base nécessaires pour faire fonctionner le programme? Est-ce que l’élève organise ses idées mentalement avant de les exprimer à l’oral à l’aide de propositions et de phrases? Est-ce que l’élève est en mesure de repérer les erreurs de dictée et d’apporter les corrections nécessaires? Est-ce que l’élève est capable d’utiliser le support audio pour cibler les erreurs de dictée et corriger les mots mal compris par le logiciel?

Choisissez une tâche dans laquelle l’élève serait normalement appelé à utiliser la reconnaissance de la parole (p. ex., critique d’un texte) et définissez des indicateurs de succès pour mesurer les progrès d’apprentissage de l’élève.

Voici quelques exemples d’indicateurs de succès :

  • l’élève rédige des textes écrits de meilleure qualité;
  • l’élève démontre une meilleure compréhension de ses apprentissages par l’expression écrite;
  • l’élève produit plus rapidement des textes plus longs;
  • l’élève exécute plus de tâches écrites;
  • l’élève exécute des tâches écrites de manière autonome;
  • l’élève est plus motivé à participer aux activités d’écriture;
  • l’élève fait une meilleure utilisation du vocabulaire, ce qui reflète davantage ses habiletés linguistiques orales;
  • l’élève est plus autonome et a un sentiment d’autoefficacité;
  • l’élève est davantage porté à écrire pour ses propres besoins.

Avant d’assigner une tâche de rédaction à l’élève, déterminez les directives explicites et les aides pédagogiques nécessaires pour l’aider à s’améliorer et à progresser. La reconnaissance de la parole peut être l’une de ces aides pédagogiques.

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Le suivi et l’évaluation de l’efficacité

Recueillez des échantillons de rédactions récentes de l’élève (rédigées sans la reconnaissance de la parole) comme référence. Comparez ensuite ces échantillons de référence aux textes produits à l’aide de la reconnaissance de la parole et évaluez l’amélioration.

Recueillez ensuite des textes à intervalles réguliers pour déterminer l’efficacité de l’utilisation de la reconnaissance de la parole.

Notez la fréquence à laquelle l’élève utilise la reconnaissance de la parole au cours d’une journée scolaire, la durée de chaque période d’utilisation et l’effet sur la qualité de la rédaction. Par exemple, est-ce que l’élève a terminé ses tâches d’écriture? Combien de temps lui a-t-il fallu pour les terminer? Est-il capable d’utiliser la reconnaissance de la parole de façon autonome ou est-il encore en train d’apprendre à l’utiliser efficacement?

Si vous n’obtenez pas le succès attendu, vous devrez peut-être revoir la mise en œuvre de la reconnaissance de la parole. Il se peut aussi que l’élève ait besoin de plus de temps pour se familiariser avec le logiciel ou que vous deviez envisager un autre logiciel ou une autre approche.

Si les résultats montrent que le logiciel de reconnaissance de la parole n’aide pas l’élève aux prises avec des difficultés en expression écrite, faites appel à un consultant en technologies d’aide afin d’étudier d’autres possibilités.

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La différenciation pédagogique

L’utilisation stratégique de la technologie peut motiver les apprenants de plusieurs façons, peu importe leur niveau de préparation, favorisant ainsi la différenciation de l’enseignement afin de répondre aux divers besoins d’apprentissage des élèves.

La reconnaissance de la parole peut :

  • soutenir et faciliter la rédaction de textes;
  • permettre aux élèves de travailler de différentes façons, mais en suivant les mêmes exigences de programme et en appliquant les mêmes critères de réussite;
  • donner à tous les élèves un plus grand choix d’expressions lorsque des outils de reconnaissance de la parole sont accessibles;
  • contribuer à la création d’un environnement d’apprentissage qui s’adapte pour répondre aux préférences, aux champs d’intérêt et au niveau de préparation de chaque apprenant.

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La conception universelle de l’apprentissage (CUA)

L’approche de la conception universelle de l’apprentissage (CUA) reconnait les obstacles à l’apprentissage qui peuvent être présents dans l’environnement et vise à optimiser l’apprentissage de tous les élèves en créant des environnements flexibles qui réduisent ou éliminent ces obstacles. Pour certains élèves, la rédaction de textes à l’aide d’un crayon et de papier représente un obstacle et nuit à leur capacité de démontrer leur compréhension.

La CUA souligne également le besoin de définir clairement le but de l’activité d’apprentissage afin d’offrir aux élèves plusieurs façons d’atteindre l’objectif de l’activité.

Par exemple, si les élèves doivent composer une histoire, le but de la tâche d’apprentissage déterminera les soutiens appropriés. Est-ce que le but de l’activité consiste à :

  • élaborer des stratégies d’aide en matière d’orthographe?
  • apprendre des stratégies de planification et d’organisation des idées?
  • comprendre les notions d’intention et de « voix » de l’auteur?
  • apprendre des stratégies afin d’améliorer la syntaxe et le vocabulaire?
  • apprendre des stratégies de révision et de correction de textes?

Si le but de la tâche d’écriture est de créer un plan de rédaction efficace et de rédiger un texte précis et fluide qui utilise un vocabulaire riche et des structures syntaxiques variées, la reconnaissance de la parole peut soutenir le processus de rédaction des élèves qui ont de la difficulté avec l’écriture manuscrite.

Toutefois, si le but de l’activité d’apprentissage est d’exercer l’orthographe ou d’améliorer la lisibilité des textes manuscrits, l’utilisation de la reconnaissance de la parole pourrait ne pas convenir ou même nuire au but.

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La réponse à l’intervention (RAI)

La réponse à l’intervention (RAI) consiste généralement à fournir un enseignement axé sur des données probantes et des interventions conformes aux besoins des élèves. Le modèle RAI permet d’offrir divers niveaux d’intervention aux élèves à qui les stratégies d’enseignement universelles ne profitent pas et qui ont donc besoin d’interventions supplémentaires ou plus intensives.

La reconnaissance de la parole peut être envisagée comme une solution pour les élèves qui ont des incapacités en matière d’écriture, qui ont des difficultés importantes en orthographe et en motricité fine, ou qui apprennent une autre langue.

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